dimanche 27 septembre 2015

Souffrance autiste

Parfois je voudrais être un oiseau pour voler très haut, libre, inatteignable, au dessus des nuages, mais lorsque j’en rêve, c’est parce que le cauchemar, lui est réalité, je suis un oiseau en cage. Un oiseau qui se frappe les ailes contre les barreaux de sa prison intérieure.

Enfermée dans sa grotte pour échapper à la souffrance sans raison, juste celle qui vous broie les tempes parce que le monde dehors existe et que vous ne savez que le regarder mais pas ouvrir la porte qui y mène.

Alors je voudrais hurler mais aucun son ne sort, parce que mon être ne sait plus parler, parce qu’il ne sait plus le son.

Je m’enferme dans la peur et le silence, dans cette danse étrange qui occille entre se terrer et s’enfuir, parce que tout ce qui vient de l’extérieur, du plus près au plus loin, me torture, provoque en moi l’indicible terreur.

Je ne sais pourquoi la crise est venue, je ne sais quand elle cessera. J’en attends la fin, cette libération qui me laissera épuisée sur la grève du monde, apte à nouveau à communiquer,à sortir du mutisme, sentir mon coeur cesser de battre sa terrible chamade.

Parfois je voudrais tant être un peu plus presque comme « tout le monde ». Ne plus savoir que jamais ce ne sera possible, parce que je suis née ainsi, Asperger, ce qui veut dire autiste.

Plein de Lumière !
Mao

lundi 21 septembre 2015

Vous aider à nous comprendre nous Autistes, Asperger ou autres

Parce que parler de nous aide mais ne suffit pas, que ce qui vous interroge nous semblerait évident, j'ai créé cette petite vidéo pour vous proposer mon aide à chaque fois que votre échange avec un autiste,compagnon, enfant, ami vous laisse dans le trouble, le doute, le mal être.

La voici.
Plein de Lumière!
Mao



vendredi 4 septembre 2015

Why? Pourquoi?


Lorsque j’étais ado, une photo terrible marquait les esprits, celle d’une enfant courant nue les bras ouverts sur un pont, brulée au napalm, pendant la guerre du Vietnam.
J’ai vu les photos d’enfants du Biafra le ventre gonflé et les cotes saillantes, mourrant de faim à cause des guerres qui ravageaient tout.
Je suis devenue mère et cette photo ci, d’un bambin dont le corps a échoué sur la plage, que ces parents avaient bien habillé pour faire la traversée si courte, 5 kms, vers la liberté, la fin de la guerre, afin de sauver sa vie.
Pourquoi ? Pourquoi faut il que des photos pareilles puissent être prises pour que les choses bougent enfin ?
L’humain devient indifférent à la mort, à la souffrance, nous revenons à l’an mille, quand la vie avait si peu d’importance parce que la mort raflait chaque jour son quota de malheureux.
Nous avons la chance de vivre en paix, et même si pour beaucoup de plus en plus simplement par manque d’argent, nos enfants ne mourront pas noyés pendant que nous essayons de sauver leurs vies.
Il y a longtemps, on parlait de « boat people » maintenant on dit « migrants » et dedans on jette tout et n’importe quoi.
Mais exode économique parce qu’il n’y a plus rien à manger ou exode politique parce que rester c’est mourir, où est la différence ?
Où est le temps où l’on partageait son quignon de pain avec celui qui n’avait rien?
Nous voulons que ce monde change ? Redonnons lui de vraies et belles valeurs, et il changera.
C’est nous les acteurs du changement, c’est à nous de le faire avancer, un pas après l’autre, en se tenant la main.
Celà a un nom : Solidarité. Ce nom qui a fini par avoir raison du mur deBerlin, Solidarnosc en Polonais, le premier syndicat libre d’alors.
Ce que des hommes peuvent faire pour leur liberté d’expression et de travail, nous pouvons le faire pour l’humanité toute entière.
Il suffit de vouloir et de s’unir enfin pour prendre ce pouvoir, celui de garder à la vie ce qu’elle a de plus beau et à l’homme ce qu’il a de plus noble : son Humanité.
Plein de Lumière!
Mao