mercredi 27 janvier 2016

La difficile communication verbale de l'autiste

Je suis autiste. A la base, mon mode de communication n’est pas verbal.
Je suis Asperger, je communique par la parole.

Je sais le faire, je peux le faire, je le fais même souvent, puisque je suis thérapeuthe. Parler avec l’autre est essentiel dans mon travail, parler pour l’aider, lui dire lui-même qu’il ignore trop parfois.

Et pourtant, cela reste non naturel. L’enfant apprend à babiller, puis à parler.
L’autiste essaie de communiquer. Celui qui n’y parvient pas exprime la souffrance, la frustration de ce mur invisible que l’autre ne voit pas, ne comprend pas.

Certains non verbaux sont parvenus via le clavier à dire tant de choses.
Est-ce le son formé et donc entendu qui nous fait souffrir, je ne pourrais pas le dire. Le bruit est agression c’est sur.

Ce que je sais, c’est que les mots sont dans ma tête, ils y voyagent, mais les faire franchir le seuil de mes lèvres est une véritable épreuve.

Parce que ce n’est pas moi. C’est douleur. Si l’autre pouvait entendre ma tête, si nous pouvions communiquer dans la merveille du silence, même troublé par les bruits de la maison, un lave linge peut ronronner, une poele chanter. La dissonance est dans le bruit des voix, peut être parce qu’elles modulent en permanence pour dire les sons.

Ne pensez pas que les autistes n’aiment pas communiquer, ce sont de grands bavards, curieux et passionnés, mais dans leurs différences, il y a celle-ci, majeur, échanger par la parole.

Alors il y a des jours pendant lesquels je suis « non verbale ». Les miens le savent, le respectent, comprennent mes gestes pour dire, ils entendent mon silence et l’accompagnent.

Ces jours là je cherche l’origine, le pourquoi, pourquoi parler fait souffrir, depuis quand ?
Depuis aussi loin que je me souvienne en fait. Après il y a comme pour la politesse, le reflexe, l’appris, l’enregistré.

Parler c’est communiquer. Enfant c’est exprimer des besoins, répondre à des demandes. Quand on ne sait pas comment l’autre interprète, quand on ignore ce qu’il veut exactement dire, communiquer devient épreuve, souffrance.
Combien de fois l’enfant voit qu’on ne le comprend pas ? Combien de fois ne comprend il pas lui-même ce que l’autre, l’adulte le plus souvent veut qu’il comprenne ?

Alors chaque matin, tout recommence, dès le départ et tout s’accumule. Dans la tête tout est si clair, mais les mots dits, euh ! Il y a tant de mots qui se ressemblent, qui disent « presque » la même chose mais avec une différence qui n’est pas si infime.

Les autistes ont un langage très « ampoulé », « châtié », « recherché ».. Bien sur, ils essaient de dire « juste » et ils ne peuvent comprendre l’approximation.
Et le langage « standard » c’est le dit « mais pas dit », le « non dit » ou le « suggéré », le « sous entendu », « l’approximatif », le « tu vois ce que je veux dire ». Et bien non, je ne vois pas, Arggh !! Un parcours du combattant miné pour celui pour qui non est non et oui est oui. 

« Tu ne veux plus manger ? » réponse de base autiste « oui », réponse standard « non merci ».
Rien que là on a tout en deux mots, à la question il est logique de répondre oui si on a plus faim et pourtant la réponse est non, ca bugue à l’intérieur.

Je suis autiste, je voudrais que tout passe par la perception, qui, chez nous autres, est si développée. Le non verbal, le ressenti, vivre dans un monde de télépathes, ou de sensibles, chez qui le geste suffit à dire et il dit tant ! Oh le rêve ! N’oubliez pas, vos expressions faciales sont un labyrinthe pour nous, je m’y perds encore pas si rarement et pourtant j’en ai des années d’expériences à déchiffrer.

Lorsque je rentre dans une phase non verbale, la souffrance qui vient et qui se mêle au bien être du silence autour est liée à cette difficulté profonde, du départ, c’est la résurgence de l’origine de ma rencontre avec l’autre, au sein du cocon familial même. Je ne sais pas parler, vous parler, dire, exprimer et c’est comme être échoué sur une ile pas deserte, mort de faim et de soif, et ne pas savoir dire ce dont on a besoin. Perdu au milieu d’un monde qui même s’il ne veut pas l’être devient hostile.

Quand apprendra t’on à penser plutôt qu’à dire ? I had a dream…
Plein de Lumière !
Mao pour Libert'aide


jeudi 7 janvier 2016

Personnalité PN : comment elle se forme et pourquoi.

C'est une question importante et qui permet de comprendre la Personnalité Pn.

Le savoir aide aussi ceux et celles qui ont subi le traumatisme de la relation  qu'elle soit amicale, amoureuse, sociale avec un Pn (un demeure neutre).

Pour qu'il y ait développement de la peronnalité PN, il faut qu'il y ait un climat incestuel ou incestueux ou les deux.

L'incestualité est par exemple le fait d'une mère qui prend dans son  lit pour dormir son fils jusqu'à un age où celà ne devrait plus être. La mère le fait pendant les absences paternelles, ce qui donne au fils la place du père. Le climat incestuel nait. 

Il y a le non respect de l'intimité par exemple. Le ou les parents qui entrent dans la salle de bain alors que l'enfant, déjà en age de se laver seul, et même plus avant le pré-, voir l'adolescent y est.

Il y a l'intrusion dans l'intimité de la chambre à n'importe quel moment. Tout ce qui "confond" l'intime et le parental.

Il y a aussi bien sur possible le geste incestueux hélas;

Ce climat empeche la personnalité, le "narcisse" de l'enfant de se former. Il demeure une "extension" du parent, un objet, non un être à part entière.

Sur ce climat incestuel, on peut avoir deux types de relations à l'enfant :
L'enfant adulté, "choyé", representant un rêve du parent, comme la petite fille"poupée" par exemple, ou le "petit chéri" de sa maman, son éternel poupon.

Ou l'enfant nié, rejeté, à qui on fait encore et encore comprendre qu'il n'a strictement aucune importance, aucune valeur, aucune capacité en quoi que ce soit.

L'enfant ne peut avoir cet indispensable miroir, même faussé dans d'autres cas, qui lui permet de se voir (comme le Narcisse de l'histoire). Ce miroir est dévie de sa fonction premiere, l'enfant y voit le parent, pas lui même. Le miroir, la relation parent -enfant est "perverti", détournée, et cela a donné le terme de"perversion narcissique"

C'est un terme malheureux car le mot perversion dénonce une volonté. Le PN n'a meme pas autant qu'on le pense la volonté de  mettre l'autre à terre. Il ne sait pas agir autrement qu'en robot et il détruit par défense.

Je ne le plains pas, je ne le victimise pas. Je ne fais que constater. Comprendre comment nait le PN et ce qui le pousse à agir permet à celui qui est en face de pouvoir sortir de l'emprisonnement.

L'enfant PN grandit en apprenant à se conformer parfaitement à l'attente du parent pour éviter la réprobation qui implique le rejet donc le non amour et ce qu'il soit enfant adulé ou nié. 
L'enfant recherche en permanence l'Amour de son parent, c'est chez le mamifère une nécessité vitale et nous sommes des mammifères évolués certes mais avec le même atavisme, les mêmes reflexes de survie ancrés.

Il grandit en apprenant à controler lui et ce qui l'entoure et il apprend à manipuler pour essayer d'obtenir. Il lui suffit en quelque sorte de reproduire ce qu'il a en permanence en face de lui.

Vous avez donc l'absence de ressenti d'une personnalité propre, ce qui fait que le Pn quelques soient les apparences se sent à l'intérieur totalement vide.  Pour lui il n'est rien et dans sa réalité, il se deteste.

Vous avez ensuite un être qui est devenu un maître affirmé dans l'art de la dissimulation et de la manipulation, alliée à un art maitrisé de l'imitation.

Pour s'en sortir dans son milieu d'origine, en quelque sorte pour survivre, il a du développé des capacités d'analyse très fortes. C'est son arme pour garder sa victime en son pouvoir.

Le PN a toujours un problème sexuel, que ce soit des difficultés ou une frénésie. Parce que sa sexualité est la seule chose qui lui dit qu'il existe à part entière, par lui même. Le climat incestuel ou incestueux aidant, il est également fixé à la sexualité comme beaucoup d'enfants chez qui l'approche sexuelle a été perverti par l'adulte.

Le Pn s'est donc développé en monstre froid, masque presque parfait, dissimulateur par reflexe, caméléon par apprentissage. Il ne connait pas le sentiment qu'on ne lui a pas appris à décoder, à exprime, à vivre. S'il vient à en éprouver, il ignore de quoi il s'agit et les mettra dans le dossier émotions.

Il  éprouve des émotions. La colère l'habite en permanence et il la controle le plus possible. Mais s'il est face à quelqu'un dont il pense que cette personne perce sa carapace d'invulnérabilité, ce que fait la personne empathique qu'il a séduit, il se transforme en monstre impitoyable et destructeur, car pour lui elle represente autant un danger qu'une souffrance : le renvoi à son vide intérieur.

Lorsque la personne qui est dans ses filets commence à vouloir l'aider, sentant qu'il y a quelque chose qui ne colle pas dans la personnalité, elle ouvre la porte de son cabinet de tortures.

Nous reparlerons de cette deuxième partie . Je resterai aujourd'hui pour ne pas faire trop long sur la "formation" du trouble PN.

N'hésitez pas à poser vos questions, elles aideront d'autres personnes.
Plein de Lumière!
Mao pour Libert'aide

Permanences Skype Libert'aide et Consultations sur rendez vous

Bonjour

Pour répondre à vos questions, vous orienter ou prévoir une consultation, l'association sera présente sur Skype les lundi après midi à compter de 14h

Contact : mao chardin

L'association propose également des consultations individualisées d'aide via Skype ou téléphone sur rendez vous.

Cout de la consultation : 45 euros réglables par CB via Paypal ou par virement, durée environ une heure.

Pour prendre rendez vous, adressez nous un mail : libertaide@gmail.com ou appelez (et n'oubliez pas delaisser un message avec vos coordonnées pour rappel)  au :
04 77 34 18 87



Plein de Lumière!
Mao, Présidente de Libert'aide

vendredi 1 janvier 2016

Tous nos voeux pour l'année qui vient de naître

Au nom de Libert'aide, je souhaite à tous ceux qui cheminent vers eux même que cette route soit belle et les amène au plus près du Bonheur d'être.

 A tous ceux qui sont déjà bien près du but de pouvoir ressentir en eux tout le Bonheur d'avoir retrouvé sa valeur. 

Je vous souhaite à tous l'Harmonie dans vos coeurs et vos vie!
Mao, Présidente de Libert'aide